En Afrique du Sud, quelques centimètres. En Nouvelle-Zélande, deux points.

Bonjour à toutes et à tous.

Il s'en est donc fallu d'un cheveu ! Un mince petit cheveu. Peut-être celui de Yachvilli... mais allons, pas de mauvais esprit. Pas après ce match. Pas après cette prestation ! Parce qu'ils le valent bien. C'était un match au paroxysme de l'intensité dramatique. Des Titans noirs contre des Géants blancs dans le bon air d'Auckland qui avait dans cette soirée des antipodes, des airs d'Olympe.

Un de ces affrontements où les plumes se perdent et les dix de der. Mauvais temps pour les petits génies de la botte, en effet. Parra n'a pas été épargné... pas plus que son homologue kiwi... On a eu mal pour eux... Mais un chapeau au korrigan Morgan de Clermont. Son engagement a tenu du sacrifice...

Et on y a cru pourtant... Ce "V" qui se voulait prophétique, qui devait être prophétique. Un "V" de la victoire dessiné par 22 français soudés autour d'un capitaine au regard de... de... de quoi au juste ?... un gladiateur ? un hoplite ? De ces hoplites spartiates que rien n'effraie, pas même le si fameux Haka maori. Des hoplites spartiates... Seuls contre tous. Oh oui ! Auckland, ce soir, avait des airs de Thermopyles. Léonidas-Dusautoir a su galvaniser ses troupes pour le plus grand espoir de toute une nation. Celle de la France du Rugby. Mais comme dans le défilé maudit, il fallait que la troupe fût courageuse, orgueilleuse, sublime, mais finalement battue... Qu'importe. Les Trois-cents sont entrés dans la légende. Et ces  Vingt-Deux d'Auckland y sont entrés, eux-aussi, pour avoir défié les Dieux du Stade, chez eux, dans leur antre... et avoir bien failli les faire choir de leur piédestal.

Oui, vraiment, on y a cru... Comme sur cette action où François, entré en lieu et place du "Petit" Morgan, a pris le train du coeur... bien essayé mais hélas... pas transformé.

Oui on a bien cru que les Noirs allaient voir rouge pour que la France rie, d'un de ces rires "jaunard" quand le Clermontois Rougerie, peu avare de plaquages, donnait un ballon à Léonidas-Dusautoir pour applatir dans la ligne d'en-but black. Un frisson parcourut les Dieux. La fougère tremblait. Le coq chantait. 1 point ! 1 point ! Un drop... une pénalité... Le coq chantait... la fougère tremblait... Intensité aux antipodes! Qui l'eût cru ? Mais à Auckland comme aux Thermopyles les héros ont plié. L'armada Black était trop forte...

Mais consolons-nous... car la valeur n'attend pas le nombre des années. Or nombreux sont les coqs du XV de France à être jeunes, très jeunes... de là à leur donner rendez-vous dans quatre ans...

Ah ! Et j'allais oublier... une autre information pour se consoler : 1-4. C'est le score sur lequel les Françaises ont battu les Galloises le 22 octobre au soir. La qualification à l'Euro sent bon... Pour en savoir plus : cliquez ici.

B.A.

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Finale coupe du monde de rugby ;

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