Billets de b-a-ba03

Le Tour de France 1924 vu par le Procédé Zèbre.

Bonjour à toutes et à tous !

Demain, le Tour de France s'élancera de Saint Pourçain et s'en ira filer à travers le pays vichyssois et la Montagne bourbonnaise avant d'atteindre les sommets alpins. Lapalisse n'aura alors été qu'un éphémère moment de vérité avant d'attaquer les cols qui sonneront, eux, l'heure de vérité entre les principaux prétendants à la victoire... Quoi qu'il en soit, celui qui roulera le plus vite remportera le Tour ! Lapalisse n'aurait pas dit mieux. Bref. Pour marquer le passage de la Grande Boucle dans le Bourbonnais, la compagnie théâtrale Procédé Zèbre a eu l'excellente idée de mettre en scène le texte d'Albert Londres, Les Forçats de la Route. Et on retrouve tous les acteurs, les malheureux Pélissier disqualifiés, le flamboyant  Tiberghien, séducteur invétéré et tous ces anonymes du Tour, ces ténébreux qui subissent, subissent et subissent encore. Les étapes sont des stations du chemin vers le Golgotha... et dans les seuls Pyrénées, ils eurent à en gravir quatre, des Golgotha : Aubisque, Tourmalet, Aspin et Peyresourde... Et je me permets d'emprunter à Guillaumet (un autre héros, de l'Aéropostale, celui-là) son mot célèbre : ce qu'ils firent ce jour là, aucun animal ne l'aurait fait. Sauf que sur le peloton, planait cette année là un Italien dominateur, d'une classe impériale : Ottavio Bottechia. Ottavio Bottechia et son profil de rapace, d'aigle royal, écrasant lumineux et ténébreux...  tous derrière, tous derrière et lui devant.

p1000463.jpgC'est donc ce texte que les huit acteurs qui ont enfourché leur petite reine (quatre garçons et quatre filles dans le vent, surtout dans la descente du Tourmalet !) et qui, servis par une machinerie drôle d'inventivité, nous donnent à revivre. Cela pourrait être dramatique (car le texte ne l'oublions pas, est dramatique... rien n'échappe à Londres, ni le dopage, ni les abandons, ni les chutes, ni les étapes interminables...), mais pourtant, c'est drôle. On s'amuse beaucoup et on ne s'ennuie pas. Les acteurs se donnent la réplique à tout va, c'est plein d'énergie, de poésie (ah ! les cigale des Landes), d'ingéniosité... Bref un pur régal. Ils jouaient mercredi sous les cèdres centenaires du Jardin Public de Gannat. Mais pas de panique ! Ils sont partis pour une Petite Boucle qui vous permettra de les voir jusqu'au 21 juillet ! p1000474.jpg

Tous derrière et lui devant...

Je vous donne les dates : ce soir, au château de Veauce (!!!!), à partir de 21 heures, le 13 juillet à Lapalisse à 9 H, à Varennes à 15 H et à Verneuil à 19 h 30 (3 représentations en une journée !), le 14 juillet à Moulins et à Saint Yorre, le 17 à Saint-Pourçain, le 18 à Moulins, le 19 à Creuzier le Vieux et le 21 à Busset et Bellerive.

Ah ! Et j'oubliais... pour nous plonger dans l'ambiance des années 20, les représentations sont suivies d'une petite guinguette... alors valsez jeunesse ! 

B. A.

Le printemps est revenu.

Sieste printanière.

Une brise légère embaume de lilas

Le jardin tout entier caressé de soleil.

La nature vernale lentement se réveille

Accueillante et tranquille. C'est pourquoi je lis là



Sous les roses écloses de la pergola

Je m'assoupis, bercé par la mielleuse abeille :

Promesse de doux miel bourdonne à mon oreille

en volubiles vols, hypnotiques entrelacs.



Au mur de la maison, en mimétique osmose,

Un saurien lézarde sous les persiennes closes,

Pendant que dans la terre, fraîchement labourée,



S'affaire quelque merle, siffleur impénitent,

Fourrageant le jardin en quête de denrée.

Je suis bien. Je m'endors, recouvert de printemps.

sieste-printaniere.jpg

Boxe française à Aigueperse saison 2012 - 2013

Bonjour à toutes et à tous.

Le noble art pugilistique à la française, cher à Vidocq, Théophile Gauthier et au commissaire Valentin reprend ses droits dès mardi 11 septembre à la halle au beurre d'Aigueperse. Venez découvrir ce sport, quel que soit votre âge ou votre niveau, qui allie endurance, souplesse, discipline et force sans pour autant être bestial ! Nouveauté cette année : un cours pour les enfants de 7 à 11 ans de 18 h 30 à 19 h 30.

Venez très nombreux à la découverte de cette discipline.

B.A.

Rentrée

Bonjour à toutes et à tous.

Aujourd'hui rentrée des classes... Soupirs et grincements de dents... Allez, un petit document retrouvé dans le grenier d'une école pour remonter le moral des enfants : un règlement intérieur des années 50. De quoi susciter des regrets chez certains (les adultes) et du soulagement chez d'autres (les élèves). 

reglement-interieur.jpg reglement-interieur.pdf

B.A.

Réagir à ce billet.

Guerre 14-18

Bonjour à toutes et à tous.

Je suis en quête de documents (lettres, journaux, affiches, photos...) sur la vie des habitants de Gannat et de ses alentours durant la Première Guerre mondiale. Si vous possédez de tels documents ou si vous connaissez des personnes susceptibles d'en posséder, cela m'intéresse grandement. 

Merci d'avance.

Baptiste Airaud.

Petit merle.

Bonjour à toutes et à tous.petit-merle-1.jpg

Un nouveau petit locataire vous informe de l'accès au site. Un charmant petit bébé merle, "moqueur" comme le dit la chanson ?. Oui ! vraiment ! le temps des cerises est maintenant bien installé.

B.A.

La nuit des musées

facade-et-tour-nord-ouest.jpgLa nuit des musées au musée Yves Machelon de Gannat.


Samedi 19 mai2012, les plus fols aventuriers, les plus talentueux chercheurs de trésors, les plus fins limiers des causes perdues, les plus infatigables questeurs de Saint-Graal étaient invités à se rendre au musée de Gannat pour retrouver une pièce inestimable, un trésor... oui, mais lequel ? La conservatrice, ne le sachant pas elle-même, avait donc convié les visiteurs d'un soir à l'aider à trouver la réponse...

Notre mission, si nous l'acceptions (et nous l'avons acceptée) était donc de remettre la main sur le "précieux" comme elle l'appelait (non mais franchement ! Est-ce que nous avons des têtes de Gollum ?!). Comment y parvenir ? Des indices avaient été disséminés dans les salles du château. Par qui ? Par quoi ? Nul ne le sait encore aujourd'hui.

Mais qu'importait... C'était parti. Mon chapeau ! Mon fouet ! Ah non... ça c'est un autre. Tant pis. La musique d'Indiana Jones en tête (quand même) nos quatre enfants, ma femme et moi nous lançâmes à l'aventure, déjouant les pièges et les dangers du château-musée, évitant les malandrins (et malandrines) de toutes sortes prêts à tout ("si seulement" diront certains) pour nous extorquer une solution. Nous progressions de salle en salle, du sellier à la sellerie, du legs Delarue aux os aussi vieux que ce fossile de Mathusalem (un jeu de mot qui vaut bien une bouteille du même nom de la part de l'auteur de cette énigme... soit dit en passant), du gaulois Sucellus à une déesse khmère... La soirée était un long et beau voyage dans le temps et dans l'espace.

toutefois, il ne fallait pas s'écarter de notre mission. Les énigmes se suivaient et ne se ressemblaient pas. Là une charade, ici un rébus, plus loin un code secret, une devinette, un labyrinthe imaginaire... Nous progressions lentement mais sûrement, accumulant les précieuses lettres qui nous permettraient enfin de découvrir l'objet tant convoité. "Donnez-moi un G !", "Donnez-moi un I !", "Donnez-moi un R !"... Les onze énigmes nous avaient donné accès à douze lettres en tout. Douze lettres... mais pour former quel mot ? Car une dernière épreuve nous attendait ! La douzième ! Douze comme les tribus d'Israël... Douze comme les saints Apôtres... Etait-ce un signe ? L'objet avait-il une connotation religieuse ?

Toujours-est-il qu'au bout de notre quête, nous nous retrouvâmes face à ces douze lettres sans savoir dans quel ordre les placer :

V - E - A - R - E - A - I - L - N - E - G - I 

evangeliaire.jpg

Le roulement de tambour du générique des "chiffres et des lettres" résonna en moi, mais rien n'y fit. Aucune solution raisonnable ne nous venait : "grive en l'air"... bof... "aile en givre"... hein ?!... "angine virale"... non plus ! Rien ne convenait.

Sur le point d'abandonner, une petite voix fluette et hésitante nous demanda : "Papa... maman... c'est quoi un é... van... gé... li... ai... reuh ?" Notre petite fille était en train de lire le plan du musée et ce faisant, nous avait mis sur la voie !

"Bon Dieu ! Mais c'est bien sûr !" (pour ceux d'entre vous qui entendraient subrepticement la musique des Cinq dernières minutes dans un coin de leur tête, qu'ils ne s'inquiètent pas ! C'est pavlovien...). La solution était là, limpide, évidente ! Il s'agissait de cette pièce unique et magnifique du musée de Gannat ! Enluminé par Léonard de Vinci qui y avait caché un secret terrible et que s'arrachaient KGB, Rose-Croix et Templiers dans une lutte implacable sur la planète Tatouine... mais je vois à ta mine circonspecte, cher lecteur, que je m'égare.

Bref. Il n'en demeure pas moins que l'évangéliaire est une merveille d'orfèvrerie et un trésor d'oeuvre sacrée que j'invite tous ceux qui ne le connaîtraient pas à aller découvrir soit au musée de Gannat, soit en ligne en cliquant ici

Et pour cette très agréable soirée, un dernier mot : merci Sheila !

B.A.

Réagir à cet article.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site