Jésus, le dieu qui riait.

Bonjour à toutes et à tous.

Jésus. Est-il vraiment utile de vous le présenter ? Jésus. Le fils de Dieu. Le Dieu fait homme. Tellement célèbre, tellement connu...  Mais comment se le figure-t-on ? Comment l'envisageons-nous ? Didier Decoin retrace comme un roman la vie de celui que les Chrétiens appellent le Messie. Mais ce roman n'en est pas vraiment un, puisqu'il s'agit des évangiles que l'auteur suit pas à pas. "Suivre pas à pas", c'est bien l'expression qui convient. Car la vie de Jésus est bien celle d'un marcheur. Un marcheur invétéré que ses disciples suivent pas à pas... Bien sûr, cet aspect de la vie du Christ est connu. L'infatigable marcheur qui traverse la Galilée, qui converti ses contemporains en se déplaçant de villes en villages, foulant la poussière de Palestine qui s'élève comme un sémaphore avertissant de l'arrivée de l'oint du Seigneur. 

Mais comme le titre de ce roman, qui n'en est pas tout à fait un, l'indique, Didier Decoin s'arrête sur un autre aspect de la vie de Jésus. Et il s'interroge. Le Christ était-il un homme tel que la tradition nous le donne à voir ? Sérieux ? Docte ? Ou alors, aimait-il aussi sourire, rire, s'amuser ? Après tout, pourquoi Dieu en se faisant homme n'aurait-il pas adopté le propre de ce qui fait l'humanité : le rire ? Car après tout, Jésus aime la fête. Il le prouve à Cana. Jésus aime les bons repas. Jésus aime les enfants qu'il laisse venir à lui... et sans doute cela se fait-il dans les éclats de rire de tous et de chacun. Jésus aime la vie. Il sourit à la vie. Et tous autour de lui sourient à la vie : les soeurs de Lazare, les paralytiques qu'il guérit, les aveugles à qui il rend la vue, les apôtres à qui il se manifeste après sa mort... L'histoire du Jésus est donc bien une histoire joyeuse !

Certes, je l'avoue, j'ai eu un peu peur en entamant le récit. Peur que l'auteur ne fasse de Jésus qu'un homme... Mais lorsqu'on prend bien conscience de la narration particulière de ce récit (car il n'y a pas qu'un point de vue, mais de multiples avec lesquels l'auteur s'amuse parfois à nous destabiliser), on constate que rien n'est enlevé au caractère divin de Jésus. Il demeure ce pêcheur d'hommes qui révèle, par ses témoignages miraculeux, son essence divine jusqu'à la conversion des premiers chrétiens, ou pourrait-on dire des premières chrétiennes... Car les femmes tiennent une place considérable dans la vie de Jésus. Sourire.

B.A.

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