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TNT ; opium du peuple ; b-a-ba03

Bonjour à toutes et à tous.

Je ne sais pas si vous avez vu cette dernière campagne  vantant les mérites de la TNT, mais elle vaut le détour. Pour ceux qui doutaient encore de la puissance du dogme cathodique (oui, oui, avec un "d"), les voilà servis. La zapette totémisée, des télespectateurs orants zélés et votre serviteur médusé. 

Je ne sais pas à qui ces personnages ont fait des cadeaux, mais je sais qu'en nous faisant passer au tout numérique, sans même nous laisser le choix (vente forcée ? Mais non), ça a fait le bonheur des marchands de téléviseurs, de décodeurs, de paraboles, etc. Les nouveaux marchands du temple... 

Résumons donc : la télévision-religion nouvel opium du peuple ? Je ne suis pas le premier à le dire mais, le ministère de la culture (la publicité, pleine page, est estampillée République française !), en finançant cette campagne de promotion, vient, à mon sens, de l'affirmer officiellement.

Laissons le mot de la fin à Juvénal avec son sacro-saint "Panem et circenses".

B.A.

Chorale Gan'a capella - concert Bourbon l'Archambault

Bonjour à toutes et à tous.

Pour ceux qui connaissent et qui apprécient la chorale Gan'a capella, vous pourrez trouver en ligne des extraits du concert qu'elle a donné en compagnie de l'ensemble instrumental et la chorale Croq'note d'Yzeure et les deux talentueux solistes, le ténor Jean-Francis Monvoisin et la soprano Nadine Mathieu.

Et pour ceux qui ne connaissent pas la chorale gannatoise, n'hésitez pas à cliquer sur les liens suivants pour la découvrir et découvrir le talent des musiciens et choristes d'Yzeure ainsi que celui, extraordinaire, des solistes que tous ont eu plaisir à accompagner et écouter :

www.dailymotion.com/video/xid3sv_choeur-des-bohemiens_music

www.dailymotion.com/video/xid5gk_choeur-des-zingarelles_music

www.dailymotion.com/video/xid47v_brindisi_music

B.A.

Haïkus

Bonjour à toutes et à tous.

Quelques éphémères impressions des bords d'Allier... ou d'ailleurs.

 

 

 

 

 

 

B.A.

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Des vacances à Tchernobyl ?

Bonsoir à toutes et à tous.

Il en est peut-être parmi vous qui sont allés jeter un petit coup d'oeil sur ma nouvelle intitulée Pripyat. Si vous la lisez, vous découvrirez que Pripyat est en fait la ville la plus proche de la centrale nucléaire de Tchernobyl. Dans ma nouvelle je l'imaginais fantomatique et vide d'hommes. Quelle naïveté de ma part ! C'était sans compter sur l'imaginatif appât du gain de certains "voyagistes" qui ont développé un "tour-opérator" sur les lieux de la tragédie. Nauséabond cynisme !

Retrouvez l'article de La Croix paru le 25-26 septembre 2010 qui suscite de ma part cette réflexion désabusée :

 

 

 

François de Fontanges (3)

Bonjour à toutes et à tous. 

Voici donc la suite et la fin de la biographie du vicomte François de Fontanges, Gannatois émigré dans les colonies antillaises.

De retour à Saint-Domingue, le vicomte de Fontanges prend les fonctions de gouverneur en résidence aux Cailles dans le sud de l'île. Il y retrouve également sa vie de propriétaire aux Gonaïves. En 1782, il épouse une jeune créole, Mademoiselle Caroline Le Febvre, fille d'un capitaine des milices de Saint-Domingue. Elle lui donnera un fils deux ans plus tard, Amable de Fontanges. Une époque d'accalmie donc, avant la flambée révolutionnaire.

 

 

Car les évènements métropolitains de 1789 ne tardent pas à rattraper les colonies antillaises. Dans la nuit du 22 au 23 août 1791, les Noirs de l'île, esclaves et affranchis, se révoltent. Ils revendiquent la liberté et l'égalité des droits avec les citoyens blancs. C'est le début d'une guerre complexe et cruelle. En effet, l'Angleterre et l'Espagne espèrent bien profiter des troubles pour prendre le contrôle des possessions françaises. Dans ce but, les Espagnols offrent leur aide aux révoltés, parmi lesquels Toussaint Louverture. Mais dans le même temps, ils accueillent dans leurs rangs ceux des colons français qui refusent les idées révolutionnaires, dont François de Fontanges fait partie et qui obtient le grade de maréchal-de-camp dans l'armée espagnole. C'est là que se joue un drame qui scelle le destin du vicomte dans la future Haïti.

Alors que Toussaint Louverture alors brigadier général de sa Majesté Catholique, autrement dit le roi d'Espagne, avance vers les Gonaïves, il demande une escorte d'honneur à M. de Fontanges. Quoi que servant dans le même camp, le vicomte recommande au chef de l'escorte nommé Hileret de faire preuve de la plus grande prudence. Hélas, Fontanges n'avait que trop raison. Sitôt arrivé au contact des partisans de Louverture, c'est la curée. Tous les blancs de l'escorte sont massacrés de la plus cruelle manière. Le héros noir avait donc changé de camp et rallié celui de la Révolution. Le vicomte de Fontanges est contraint de quitter l'île.

Passant de la Jamaïque à l'Angleterre, on le retrouve en Espagne en 1795 auprès de laquelle il décide de servir à nouveau contre la République puis l'Empire. Mais il est fait prisonnier en 1808.

Sa fidélité aux Bourbons est finalement récompensée en août 1814 lorsque Louis XVIII le nomme dans la première promotion des lieutenants-généraux de son règne. Deux ans plus tard, le vicomte a de nouveau l'occasion de revoir "les côtes et îles de Saint Domingue en l'Amérique sous le vent". Sa mission est alors de ramener l'île sous l'empire de l'ancienne métropole. Peut-être espère-t-on que le noble gannatois pourra exploiter la fraternité d'arme qui l'unit au roi d'Haïti Henri Christophe qui fit partie des 800 volontaires noirs ayant combattu à Savannah. Si la rencontre reste cordiale, le résultat se solde par un échec. Les dignitaires Haïtiens déclarent qu'ils sont déterminés à faire tous les sacrifices pour conserver une indépendance acquise dans le sang.

 

 

De retour en métropole, le vicomte est tout de même nommé commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis. Il meurt deux ans plus tard, à Montluçon, en terre bourbonnaise où il avait vu le jour.

 

B.A.

François de Fontanges (2)

Bonjour à toutes et à tous.

Nous revenons aujourd'hui sur la biographie du vicomte François de Fontanges, et plus précisément sur la bataille de Savannah, en Amérique du Nord, à laquelle il participa. Mais dans quelles circonstances ?

Le 15 août 1779, un contingent expéditionnaire placé sous les ordres de l'amiral d'Estaing appareille depuis le port du Cap-Français à Saint-Domingue. Le major-général de l'amiral n'est autre que François de Fontanges. Le but de la flotte française : aider les milices nord américaines à reprendre aux Anglais la ville de Savannah, porte d'entrée vers la Géorgie et port sur l'Atlantique.  

Afin de préparer un plan de bataille, François de Fontanges fut missionné auprès des chefs des insurgents américains. Le 4 septembre, il rencontra ainsi à Charlestown  le général Lincoln et les autorités américaines. On convint assez rapidement d'un plan permettant aux troupes françaises de débarquer sous la protection des troupes américaines alors que le colonel John Abersham devait se rendre à la rencontre de l'amiral d'Estaing pour lui indiquer le meilleur endroit où débarquer ses troupes.

Le 12, le corps expéditionnaire français débarque près de Savannah. Cependant, les miliciens américains n'arrivent que plusieurs jours plus tard. Il faut attendre le 24 pour que commence le siège. Temps que les Anglais et les loyalistes de la ville mirent à profit pour renforcer leurs défenses. Le siège est alors marqué d'escarmouches jusqu'au 8 octobre. Cependant, les circonstances et les défenses de la ville laissent à penser qu'un siège long serait infructueux. On opte donc pour une prise d'assaut de la cité géorgienne. 

Hélas, l'assaut du 9 septembre (illustré ci-dessus), fut un échec. Les préparatifs britanniques permirent d'opposer à la vaillance et à l'enthousiasme des assaillants une défense de fer et de feu d'une inexpugnable efficacité. En tout, près de 900 Français et miliciens américains furent tués dans cette tentative infructueuse. D'Estaing lui-même fut blessé. Le commandant de la cavalerie franco-américaine le général d'origine polonaise Pulaski, comme le général Kosciusko, autre héros polonais de
la guerre d'Indépendance américaine,  est quant à lui tué.  Mais sans doute les pertes eussent été plus lourdes encore s'il ne s'était agi d'un bataillon de soldats mulâtres provenant de Saint-Domingue qui couvrit courageusement la retraite des assaillants. Le nom de l'homme commandant ce bataillon ? François de Fontanges. Durant cette phase de retraite, il est de nouveau sérieusement blessé. Son courage et son dévouement lui vaudront plus tard d'être décoré de l'ordre de Cincinnatus décerné à partir de 1783 à ceux qui s'étaient distingués lors de la guerre d'Indépendance des Etats-Unis.

Malgré tout, la victoire anglaise est totale. De leur côté les pertes sont minimes. En face, la milice qui espérait beaucoup dans cette bataille retourne à ses pénates. Quant à la flotte commandée par d'Estaing, elle rentre en France. 

Qu'advient-il alors du vicomte de Fontanges ? Il retourne à Saint-Domingue où il fut témoin et acteur des évènements qui secouèrent l'île au moment de la Révolution française. Evènements dont la plupart des acteurs mulâtres servirent dans les rangs du bataillon qui sauva l'armée française à Savannah...

B.A.

Quête.

Bonjour à toutes et à tous.

J'espère tout d'abord que vous avez passé un bon Noël et que vous avez été gâté. De nos jours, "être gâté" signifie ne pas ressentir le besoin incompressible de devoir revendre ses cadeaux sur un quelconque site de braderie en ligne. 

Bref. Derrière le titre "quête" ne se cache aucunement une recherche d'un saint Graal ou la réclamation d'une aumône quelconque, je vous rassure. Je suis tout simplement à la recherche de documents anciens (journaux, photos, cartes postales, vieilles lettres, voire vieux parchemins oubliés, vieux livres, objets...) qui évoquent Gannat et ses environs. Si vous même en possédez et que vous êtes prêt à me les laisser consulter, n'hésitez surtout pas à me contacter. De la même manière si vous connaissez des personnes qui en conservent dans un coin de leur maison, au fond d'un tiroir ou d'une armoire, merci de leur en toucher un mot.

D'avance, merci.

 

B. A. 

François de Fontanges.

Bonjour à toutes et à tous.

Au cours de mes dernières recherches, je me suis intéressé au personnage de François de Fontanges. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir alors qu'il n'existait pas un mais deux François de Fontanges et qui plus est contemporains ! Tous les deux seraient, de surcroît, nés au château de la Fauconnière. Je n'ai pu déterminer, pour l'heure, leurs liens de parenté, mais j'espère lever rapidement le voile sur ce mystère. Quoiqu'il en soit, le premier, né en 1740, tenta l'aventure américaine. Le second, né en 1744 devint archevêque de Nancy. C'est au premier que nous nous intéresserons aujourd'hui.

En 1756, le jeune vicomte François de Fontanges - il n'a alors que 16 ans - intègre  le régiment d'infanterie du Poitou avec le Plan de la bataille de Rossbach. grade de lieutenant, l'année même où commence la Guerre de Sept ans. Le régiment du jeune vicomte est mobilisé pourcombattre sur le front de l'est contre les armées prussiennes. Le 5 novembre 1757 il participe aux opérations malheureuses près du village de Rossbach lors desquelles il est grièvement blessé. Cela ne l'empêche pourtant pas de participer à la campagne allemande au sein de son régiment jusqu'en 1763. S'écoulent alors un laps de temps durant lequel on trouve peu d'informations sur le noble gannatois.

La défaite malheureuse de Rossbach a inspiré une chanson une chanson très critique à l'égard de la marquise de Pompadour. Pour pouvoir l'écouter, cliquez ici.

 

On le retrouve à un tournant de sa vie, en 1775, lorsque le jeune officier d'infanterie, devenu capitaine, entre au service du ministère de la Marine et des Colonies. Il est même nommé commandant du régiment du Cap Français à Saint-Domingue en septembre de cette année. Deux ans plus tard, il est décoré de l'ordre de Saint-Louis. L'année suivante il est promu lieutenant-colonel et colonel deux années encore plus tard.

C'est alors que la guerre d'Indépendance américaine rattrape la diplomatie française. Un contingent français est envoyé en Amérique pour prêter main forte aux Insurgents contre les troupes britanniques. Bien évidemment, le nom de La Fayette parle à tous. Mais, il ne faut pas oublier le comte d'Estaing. C'est sous les ordres de ce dernier que l'on retrouve notre vicomte lors du siège de Savannah. Mais quel fut le rôle de ce dernier dans cet épisode ? Vous le saurez la semaine prochaine, dans une prochaine page de ce blog.

Le comte d'Estaing

A bientôt.

B.A.

Nouvelles.

Bonjour à toutes et à tous.

Je viens de mettre en ligne ma dernière petite nouvelle intitulée Pripyat. N'hésitez pas à aller la lire et à venir la commenter (en bien ou non, tant que la critique est constructive...) par le biais de ce blog ou de la messagerie. Cela me ferait grandement plaisir. Merci.

Pour ceux qui viendraient lire la biographie hebdomadaire, je tiens à leur présenter mes excuses. J'y travaille mais je ne la terminerai probablement pas avant la fin de semaine. Merci pour votre patience.

A bientôt.

B.A.

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